Tears to Tiara
Plate-forme : PC, PS3
Etat du jeu : Exclusivement import
Date de sortie française : n/c
28 avril 2004 (Japon)
Genre : Jeu de rôles/Tactique
Thème : Heroïc-fantasy
Appartient au groupe : Tears to Tiara
Editeur : Leaf

Suite à la traduction US réalisée en à peine deux petits mois par la team Dakkodango, je pris la peine de jeter un oeil à la version originale, sur PC, de Tears To Tiara, un Tactical RPG/Eroge abondant d'avantage dans le sens d'un FFXII Revenant Wings que d'un Phantom Brave et consore.
Pour information le jeu a déjà connu une itération PS3 sous titrée "Kakan No Daichi", sortie le 17 Juillet dernier au Japon uniquement, et qui fut cette fois ci éditée par Aquaplus, la maison mère de Leaf chargée des titres non pornographiques à l'inverse de sa branche ; cette mouture PS3 présente comme ajouts notoires la suppression pure et simple des scènes pornographiques, l'ajout de passages scénarisés supplémentaires, un chara design refait de fond en comble, et la disparition de l'ancien gameplay au profit d'un système classique de Tactical à base de grille et de tour par tour. On retrouve dès lors le même genre de procédé que pour le portage d'Utawarerumono sur PS2 qui présentait déjà des changements similaires, et l'on constate ainsi que Tears To Tiara s'oriente clairement vers le statut de suite spirituelle d'Utawarerumono, la toute première franchise de Leaf.
Les deux compagnies, Leaf et Aquaplus, sont à l'heure actuelle les plus gros concurrents de Key, studio reconnu dans le monde de la Visual Novel pour ses productions bien en vogue tels que les célèbres Kanon, Air, et dernièrement Clannad qui aura eu son heure de gloire parmi les fans d'animation nipponne. A noter aussi, toujours pour la petite histoire, que Leaf est actuellement en partenariat avec Alice Soft, un autre producteur d'Eroge, sans doute afin d'aider les ventes de leurs prochains titres respectifs comme l'avaient fait Vanillaware et Nippon Ichi avec GrimGrimoire et Soul Nomad & The World Eaters.
(un maigre aperçu de la version PS3)
Après un léger détour par cette case d'histoire IRL, passons par l'histoire IG certainement moins reluisante que sa grande soeur, pour ne pas dire clichée au possible, du moins au stade où j'en suis actuellement.
Le rideau s'ouvre sur un village totalement désert, ou plutôt presque désert, puisque seule Riannon, la prêtresse et voyante du village qui serait en fait la descendante d'une ancienne lignée de rois elfs, décida de rester pour protéger les habitants suite à une prémonition lui ayant permis d'anticiper l'attaque de l'Empire Saint, régent actuel des terres d'Albion qui inspire au peuple crainte et terreur depuis les quinze dernières années.
Sous la direction d'un mage ridicule répondant au nom de Drwc (prononcez "Drouc"), un bataillon de l'armée impériale décide de venir prendre possession de Riannon afin qu'elle s'offre en sacrifice pour ramener Arawn à la vie, un roi démon scellé mille an auparavant et censé amener chaos et destruction à son réveil.
Sur ce les habitants du village qui étaient partis se mettre à l'abri décident d'aller délivrer Riannon, et le roi démon, qui n'en est semble-t-il pas vraiment un, décide de leur venir en aide au dernier moment jusqu'à plus ou moins accepter le titre de chef de la tribu.
(cliquez pour voir l'évolution du chara design entre les deux versions)
Ceux qui auront fait/entendu parler d'Utawarerumono reconnaîtront certainement le cheminement en partie similaire, avec le petit village qui se rebelle contre l'empire, un peuple qui cherche une terre d'accueil pour y bâtir son royaume, Arawn et ses petits airs d'Hakuoro qui devient chef sans l'avoir voulu, et cela m'étonnerait assez peu que bien d'autres références à l'ancien titre de Leaf se cachent dans cette seconde production. A noter aussi qu'Arawn n'est pas le seul à vaguement évoquer un homologue dans Utawarerumono, Riannon par exemple a largement de quoi rappeler Eruru de par son caractère et son statut.
Jusqu'ici (c'est à dire environ trois/quatre heures de jeu) il n'y a pas grand chose d'original à relever, seul le caractère d'Arawn et son vieux suivant Ogam sont dignes d'intérêt, et le chara design n'aide vraiment pas les choses tellement le coup de crayon est grossier, limite vomitif. Malgré tout rien ne relève du domaine de l'insurmontable (si ce n'est la voix irritante de Riannon, vu que le jeu possède là encore beaucoup de voice acting) pour peu que l'on pardonne un tant soit peu le chara design, c'est tout au plus très classique sachant que les surprises ne sont malgré tout pas impossibles dans les heures à venir (comme pour Utawarerumono).
(deux rapides coups d'oeil aux cinématiques faites à base d'animation)
Le gameplay en revanche possède un petit côté particulier pour le genre, étant donné que les Visual Novels/Eroge les plus avancé(e)s, à part quelques exceptions (style GunKatana), s'en tiennent globalement à du tour par tour classique et plus généralement du Tactical (d'où la version PS3 sans doute pour tenter de toucher un plus large publique au Japon).
Avant chaque combat et à chaque étape principale du scénario, le jeu vous projette sur un écran titre d'où vous pouvez organiser vos équipements pour chaque unité, sauvegarder, parcourir la world map, ou tout simplement vous lancer dans la suite de l'histoire. Admettons maintenant qu'un combat soit prévu, vous tombez donc sur la map 2D où évoluerons vos unités avec tout d'abord une grille de placement pour le démarrage. Une fois vos personnages mis en place, le coeur du gameplay prend place, et c'est à vous qu'il incombe de diriger vos unités, du moins partiellement.
Chaque personnage cliqué fera apparaître un menu de commandes comme on en voit partout, avec sa sélection de magies à caster, de skills à lancer, et l'option "move" qui vous demandera de cliquer sur un endroit de la map pour que votre unité s'y rende toute seule. Pour vous aider dans votre tâche et afin que vous n'ayez pas à faire bouger chaque unité une par une, des ordres généraux sont disponibles d'un simple clique droit, ainsi vous pouvez commander à toutes vos unités en même temps de maintenir leurs positions, passer en full attack, privilégier les soins, ou faire usage de leurs skills en priorité.
Certes très utiles, ces ordres sont aussi potentiellement ce qui pourrait tuer le jeu, rendant le joueur fortement passif face à l'action comme certains ont éventuellement pu le ressentir avec les gambits d'FFXII (bien que les deux systèmes soient peu comparables), les unités s'auto-gérant semble-t-il parfaitement, si ce n'est à deux ou trois reprises durant quelques choix tactiques où "l'auto-battle" montrera alors ses faiblesses.
A côté de ça la vitesse de déplacement des unités est d'une lenteur rapidement irritante, et l'on en viendra bien vite à utiliser la touche maîtresse du genre Visual Novel/Eroge, à savoir "CTRL" qui est un grand classique servant à accélérer le jeu tout entier si maintenu enfoncé.
(vous excuserez la taille de l'image, on trouve difficilement mieux)
En gros j'attends surtout de voir comment évoluera la difficulté à partir de là, car les 4-5 premiers fights n'ont absolument rien d'excitant, et même si l'on peut d'origine choisir entre 6 modes différents (ou 5...enfin un des deux), le mode normal dans lequel je joue actuellement m'apparaît d'avantage comme un mode easy si ce n'est moins. Cependant les phases d'équipement ont un petit côté Disgaea-ien pas désagréable, les nouveaux skills s'acquièrent assez facilement du fait d'un level up plutôt rapide, et à la vue de certains screens montrant le jeu à un stade plus évolué, il semblerait que les possibilité d'équipement soient très nombreuses du fait d'un nombre d'objet assez conséquent, ce qui permettrait une bonne dose de customisation pour chaque unité.
Finalement j'étais un peu trop enthousiaste au départ lorsque j'ai rapidement vu le système de combat en action, je m'attendais principalement à un aspect plus tactique que cela même si Utawarerumono était dans la même veine à un mode équivalent, mais je garde bon espoir pour que les choses s'améliorent un tant soit peu par la suite et que ce titre ne finisse pas comme un mauvais souvenir.
Credits Supremekuja
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