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Sujet : [PS1] Valkyrie Profile

  1. #1
    Maitre Avatar de Crevette55
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    [PS1] Valkyrie Profile




    Plateforme PlayStation
    Titre: Valkyrie Profile
    Année: 2000
    Editeur: Enix
    Développeur: Tri-Ace



    L’époque de la PlayStation première du nom fut glorieuse, la petite boîte grise de Sony ayant accueilli une foule de RPG, plus ou moins bons, dont certains sont restés dans les annales. Les volets de Final Fantasy (tous sujets à d’interminables polémiques qui ne sauraient remettre leurs qualités en jeu), mais aussi des titres plus discrets comme Xenogears, Chrono Cross et justement un certain Valkyrie Profile. Réalisé par tri-Ace, l’équipe génitrice de la série des Star Ocean (ex Wolf Team), Valkyrie Profile était attendu au tournant car les premiers écrans témoignaient d’une réalisation de qualité et d’un système de combat tout neuf. Inutile de replacer le contexte plus longtemps, Valkyrie Profile n’est pas rangé dans les jeux cultes pour rien : il s’agit d’une véritable réussite, un tour de force en matière de game design et un titre bourré d’originalités. Plusieurs aspects distinguent Valkyrie Profile des autres RPG, plus classiques. Tout d’abord le thème choisi, la mythologie nordique est d’une richesse incontestable et relativement peu exploitée dans le jeu vidéo. En revenant aux racines de l’Heroic Fantasy, tri-Ace signe un RPG novateur, au design vraiment classe et très intéressant à étudier aux niveaux des systèmes. Principe de jeu novateur, nouvelle manière d’aborder les combats, richesse des statistiques, Valkyrie Profile est une petite merveille à tout point de vue. Maintenant, place aux choses sérieuses pour une étude de ce morceau épique de mythologie. Attention, autant prévenir en avance, il y a énormément à dire sur ce jeu et je ne compte pas faire d’impasses, donc cet exposé est assez long. Installez-vous confortablement, pour un voyage au pays d’Odin et des dieux nordiques.

    Combat

    Un principe original et bien exploité
    Comme expliqué plus haut, Valkyrie Profile prends place en pleine mythologie nordique. Cela offre au jeu une dimension épique et dramatique, puisque le contexte est le suivant : le jour de la fin du monde, le Ragnarok, approche. Bientôt, les dieux vont devoir participer à une guerre sacrée entre les deux peuples dominants. Dans cette optique, Odin requiert la présence de sa plus fameuse Valkyrie, déesses en charge des guerriers morts au combat. Lenneth Valkyrie se présente aux yeux d’Odin, accompagnée de Freya, dans la salle du trône du palais des dieux, le Valhalla. Odin lui explique que la tête du géant Mimir (voir mythologie nordique) l’a averti de l’approche de ce fameux jour du crépuscule, le Ragnarok, qui symbolise la fin de l’ère des dieux.

    Pour se préparer au combat, Odin envoie Lenneth Valkyrie à la recherche d’âmes de guerriers pour affronter les terribles géants. Lenneth doit trouver des âmes vaillantes et courageuses afin de les entraîner et de les envoyer à Odin en prévision du Ragnarok. Sans plus attendre, Lenneth se met en route et descends dans le monde Midgard, le monde des hommes, en quête de héros. Aidée par Freya et par son pouvoir, qui lui permet de ressentir les émotions des êtres humains, Lenneth part recruter des guerriers divins (Einherjar), non sans avoir vérifié que leurs traits psychologiques sont aptes à la future tâche qui les attend (diriger les armées d’Asgard tout de même).
    Cet exposé s’impose pour expliquer le concept de Valkyrie Profile, qui varie profondément par rapport aux RPG classiques. Dans un RPG classique, on part à l’aventure en recrutant une équipe afin de résoudre une quête (sauver une princesse, sauver le monde, détruire dieu…). La progression des personnages de l’équipe est un facteur très important, peu importe les titres. Dans Valkyrie Profile, le principe général est le même, sauf qu’il est possible, et même recommandé d’envoyer des guerriers à Odin. C’est toute la tâche de Lenneth de recruter des âmes guerrières, seulement il faut savoir s’en séparer.
    Lenneth dispose de 8 Chapitres, découpés en Périodes, pour récupérer, entraîner et envoyer des guerriers à Odin. Chaque action coûte un certain nombre de périodes, la gestion du temps est primordiale dans Valkyrie Profile. A l’instar d’un Zelda Majora’s Mask, le temps est limité (mais bien suffisant, fort heureusement) avant la fin du monde. A tout moment, Lenneth peut envoyer une âme pour renforcer les rangs des Ases (Aesir), seulement elle devra faire face à de nombreux dangers, si bien qu’il faut y réfléchir à deux fois avant d’envoyer un personnage. L’équipe de base de Lenneth intègre cependant Arngrim, un très puissant guerrier, qui n’est pas jugé apte à être envoyé. Deux personnages sont donc obligatoires, les autres sont au choix du joueur selon ses affinités.
    Au terme d’un chapitre, Freya convoque Lenneth pour faire une synthèse de l’évolution de la situation (« Sacred Phase »). Elle y exposera la situation dans le conflit et les besoins d’âmes divines. En effet, Valkyrie Profile intègre une gestion de la psychologie des personnages très intéressante : chaque guerrier dispose de traits psychologiques positifs (courage, altruisme, respect…) et d’autres négatifs (égoïsme...). A chaque Level Up, il est possible, outre l’augmentation des statistiques, d’augmenter les traits positifs et de baisser les traits négatifs. Le but étant d’obtenir le meilleur d’une âme avant de l’envoyer. Selon les besoins de Freya pour la guerre, il faudra faire progresser des compétences et des traits de personnalité bien précis (cela augmente leur Hero Value, une variable récapitulant la valeur d’un guerrier). Attention, cependant, certains traits de personnalité ont parfois des limites ! Etant donné qu’un seuil de Hero Value est nécessaire pour envoyer un personnage à Odin (sauf dans le premier chapitre), il faut prendre en compte cet aspect. Une fois un personnage envoyé, il ne vous appartient plus. Il mènera bataille, augmentera encore sa valeur parallèlement à votre quête. Il est possible, pendant les « Sacred Phase » de consulter des résumés des différentes actions de vos anciens personnages.
    Lorsqu’on a bien saisi le principe de Valkyrie Profile, on comprend toute la richesse de ce titre à part. Il est tout à fait possible de n’envoyer aucun guerrier, mais dans ce cas, Freya se charge de votre cas, et elle n’apprécie pas votre irrespect vis-à-vis de votre tâche. Par contre, il n’existe aucun chemin prédéfini pour envoyer les personnages. Certaines recommandations sont implicites, pour aiguiller le joueur (trouver un archer alors que Freya en a demandé un, le niveau de Hero Value…), mais rien d’obligatoire. Cette ouverture, couplée à la liberté d’action dont dispose Lenneth à chaque chapitre, fait de Valkyrie Profile un jeu très particulier. Le génie de sa structure, c’est qu’il est possible d’y jouer autant de manière linéaire (suivre toujours les endroits indiqués pendant que Lenneth se concentre) que de manière libre. Le gain est double : le joueur qui aime être tenu par la main n’est pas rebuté, et celui aimant la liberté trouve ici son compte. Maintenant que le principe du jeu est exposé, il est temps de passer au contenu de manière plus précise.



    Une ambiance de fin du monde...
    Valkyrie Profile tourne autour de la mort. Difficile d’imaginer le contraire sachant que son protagoniste est une déesse de la mort, en quête d’âmes héroïques. Cela signifie que pour recruter un personnage, il faut que ce dernier rende l’âme… Assister à des morts tragiques, à des destins funestes et autres réjouissances n’est pas chose courante dans le jeu vidéo, d’autant que le ton est systématiquement dramatique (à l’inverse d’autres RPG tournant autour de la mort, comme Planescape : Torment). Bien entendu, ce côté funeste et cette ambiance sont les grandes forces de Valkyrie Profile. Voici un petit exemple, tiré du début du jeu.

    Arngrim est un guerrier sans égal, un mercenaire invaincu au combat qui ne vit que pour se battre (son caractère et son arme semblent inspirés de Gatsu, le héros de Berserk). Ce dernier va déshonorer son roi après avoir été récompensé d’une statue pour sa bravoure. Fatigué de la faiblesse de son roi et de cette comédie, Arngrim brise la statue et insulte le roi avant de quitter les lieux (évidemment personne ne bouge, Arngrim est de loin le plus puissant de tous). La fille du roi va mettre au point un stratagème pour venger son père et donner une leçon à Arngrim. Mais les choses vont mal tourner, et la princesse y perdra la vie, par la faute d’Arngrim. Ce dernier, excédé par ses erreurs et par l’absence de sens de sa vie, va se suicider…
    Le jeu commence donc par le suicide du premier personnage que Lenneth va récupérer. L’acte, renforcé par les somptueuses mélodies de Motoi Sakuraba laisse une étrange saveur. Il n’est pas courant que ce genre de thème soit traité dans un jeu vidéo (les premiers exemples qui me viennent en tête sont Planescape Torment mais la situation est très comique, ainsi que Final Fantasy VI, nettement moins drôle, à la moitié du jeu avec Celes) mais il faut être optimiste, un destin plus grandiose encore attend la princesse et Arngrim, puisque les deux sont "engagés" par Lenneth pour l’armée d’Odin. Nous voilà avec une magicienne et une brute épaisse qui vont être très utiles. Il ne s’agit que d’un exemple, mais quasiment tous les personnages ont une histoire dramatique. Valkyrie Profile fait surgir une bonne dose d’émotion très différentes de celles qu’on trouve à l’accoutumée dans le jeu vidéo : pitié, empathie, compassion, miséricorde et parfois haine. Si tous les personnages ne sont pas forcément taillés pour devenir des héros, le soin apporté à leur psychologie (qui se traduit dans leurs statistiques !) ainsi que leurs destins tragiques ne manqueront pas de faire naître diverses émotions aux joueurs. C’est l’une des grandes forces de Valkyrie Profile, d’autant que le véritable scénario du jeu (très difficile à obtenir) est dans le même ton.
    Evoquer ce scénario permet de revenir un point que je n’ai pas souligné avant : en début de partie, le joueur a le choix du niveau de difficulté (Facile, Normal, Difficile). Cependant, les donjons sont différents et le niveau d’obtention des personnages est également variable (en Difficile, les personnages commencent tous au niveau 1 !). Ce choix est couplé à différentes possibilité de fin (A,B ou C). La dernière, mais également la plus difficile à obtenir, permet de mettre en lumière beaucoup de points du scénario qui restent en suspens, comme l’identité de Lenneth et fait apparaître tous les véritables acteurs du scénario (Brahms, Loki…). Pour assister à cette importante variante scénaristique, le chemin est ardu, mais il en vaut la chandelle : les scènes en plus sont vraiment poignantes et le boss final n’est pas le même, tout le déroulement du jeu change à partir d'un certain point. En résumé, même si la trame principale n’est pas d’une grande complexité, elle est très intéressante. Il n’est pas possible de faire décemment le tour de Valkyrie Profile sans passer par ce chemin. En plus de cette trame principale, le destin des personnages est vraiment horrible. Valkyrie Profile est capable d’émouvoir le joueur d’une manière que peu de titres ont atteints.
    Pour en revenir à la gestion purement statistique des personnages, Valkyrie Profile ne fait pas dans la dentelle. Chaque Level-Up donne un certain nombre à répartir dans une multitude de caractéristiques : apprentissage de nouvelles compétences (Contre-Attaque par exemple), progression dans un domaine en particulier (Tactique, Identification d’objet...) et améliorations du profil psychologique (les traits de caractère évoqués plus haut). Et les compétences sont très nombreuses et variées ! Certaines influent sur les statistiques (d’ailleurs il est possible de voir les algorithmes) d’autres offrent de nouvelles compétences de combat que l’on peut attribuer aux personnages. Même les traits psychologiques jouent sur les caractéristiques, de manière nettement plus intelligente qu'à l'accoutumée. Gros Bill sera heureux avec Valkyrie Profile, mais il faudra qu’il soit plus intelligent que d’habitude.
    Heureusement Valkyrie Profile ne fait pas d’excès comme Star Ocean 2, qui était déjà très riche à ce niveau (ce dernier offre la possibilité de… cuisiner avec une compétence). A noter que l’expérience ne s’obtient pas seulement en combat, mais aussi lors des événements spéciaux (comme les RPG sur PC). L’expérience récoltée ainsi peut être divisée à volonté et offerte aux personnages de la manière dont on le souhaite (en gros on peut offrir un nombre de point très précis à un personnage), l’expérience n’est pas bêtement divisée dans l’équipe. Une autre forme de richesse, dont il faut se servir pour faire progresser des personnages que l’on ne souhaite pas forcément utiliser (et hop, par ce tour de magie, Valkyrie Profile prouve sa richesse et s’affranchit d’un aspect qui aurait pu être lourdingue, le Level-Up de personnages que l’on n'aime pas…). A noter que toutes les compétences ne sont pas disponibles dès le début, il est possible d’en acquérir de nouvelles en cours de jeu pour tous les personnages (exemple : possibilité de contrer), l’apprentissage se fait donc de manière progressive. Avec un tel niveau de maîtrise des systèmes, on frise presque l’indécence. Valkyrie Profile est décidément une perle.


    Mélange des genres
    Non seulement Valkyrie Profile fait très fort dans son principe, non seulement Valkyrie Profile est l’un des jeux les plus dramatiques qui soit, non seulement son système de combat (qui sera évoqué ensuite) est béton, non seulement la réalisation d’ensemble est excellente, mais Valkyrie Profile se permet en plus le luxe de proposer des donjons épatants. C’est bien simple, une fois dans un niveau, le jeu prends une autre tournure et devient proche d’un Castlevania. Entièrement vus de profil, les niveaux sont très bien conçus et prouvent qu’il est possible de faire de grandes choses en 2D. Adoptant la représentation de certains jeux d’aventure sur NES (Zelda 2, Faxanadu, Battle of Olympus…), Valkyrie Profile permet de se déplacer en profondeur dans le décor, avec des portes. Les niveaux perdent donc toute forme de linéarité. Bien entendu, un seul chemin mène au bout, mais l’impression de se déplacer dans le décor, et non pas simplement de gauche à droite, ajoute énormément.

    Durant ces phases, Lenneth peut attaquer les ennemis qui sont visibles (exit le « Random Encounter » des Final Fantasy détesté de beaucoup de joueurs), le jeu passe alors en phase de combat (décrit dans la partie suivante). En frappant les ennemis, Lenneth gagne l’initiative. Mais les possibilités dans ces phases ne s’arrêtent pas là, Lenneth peut tirer des cristaux dans plusieurs directions et bénéficie d'une panel de mouvements confortable: sauter, glisser, se baisser, en résumé un bon petit jeu de plate-forme. Les cristaux sont essentiels, ils permettent notamment d’atteindre des endroits inaccessibles (créer un cristal, sauter dessus, créer un cristal…). L’utilisation des cristaux est très intelligente, certains puzzles doivent être résolus avec ces derniers (réfléchir un rayon pour dégager un obstacle, flotter pour accéder à étage supérieur…). Toutes ces possibilités enrichissent un titre déjà très copieux. Les donjons ne se privent pas d’exploiter toutes les possibilités de ces cristaux, notamment ceux du mode Difficile, dont certains sont dignes des niveaux les plus compliqués d’un Zelda.
    En outre, de nombreux objets viendront récompenser les plus aventuriers, ceux qui explorent les donjons de fond en comble. L’aspect « Rewarding » est très bien utilisé, mais vu la complexité des systèmes de ce titre, le contraire aurait été étonnant…La réalisation de Valkyrie Profile est de toute beauté. Les décors en 2D sont très détaillés, de plutôt bon goût avec beaucoup de salles luxueuses et le character-design est à tomber par terre (grand bravo à Kou & You Yoshinari).Les personnages sont superbes, dans un style pas trop manga, qui colle vraiment bien au titre. Mention spéciale pour l’héroïne et ses diverses expressions, elle est vraiment imposante, dans un genre beauté glacée.
    Impossible de ne pas revenir sur les musiques de Motoi Sakuraba. Ce grand monsieur du RPG japonais a composé des thèmes magnifiques et mélancoliques. Ceci dit, les tons sont très inégaux, avec des thèmes vraiment bourrins dans les donjons à grand coup de synthé. Dans l’ensemble, c’est plutôt inégal mais les morceaux paisibles sont vraiment très émouvants et renforcent considérablement l’intensité des scènes. La musique des combats est plutôt dynamique, et colle bien à l’affaire. Mention spéciale pour les différentes voix contenus dans le jeu : elles sont réussies aussi bien dans la version japonaise (logique) que dans la version américaine (déjà plus rare). Les puristes risquent de s’insurger devant cette remarque, mais les voix américaines ont vraiment la classe, surtout les commentaires de Lenneth pendant les combats (« Come to me Dark Warriors, Battle awaits us » sonne vraiment bien par exemple, probablement mieux que du japonais pour quelqu’un qui ne le comprend pas). Toujours dans les mentions particulières, les effets spéciaux sont très fins, avec transparences. Par contre les magies amplifiées sont un peu trop ambitieuses, en images de synthèse un peu crades… On sent bien que tri-Ace n’a pas les moyens de Square à ce niveau, ce qui n’empêche nullement Valkyrie Profile de surpasser les volets de la série Final Fantasy sur PlayStation.




    Le système de combat de Valkyrie est vraiment original. Il s’inspire notamment de Star Ocean (pas de mystères, c’est la même équipe) ou de Tales of Phantasia dans la mesure où il s’agit d’un système en temps réel, enfin presque. Cependant, celui de Valkyrie intègre une notion de tour par tour malgré tout. Voici quelques explications: contrairement aux RPG cités plus haut, Valkyrie Profile permet un contrôle de tous les personnages en même temps. Chaque bouton de la manette correspond à un personnage en particulier, et ces derniers n’attaquent pas tant que l’on n’appuie pas sur les boutons. Le système est un mélange de temps réel et de tour par tour très efficace.
    Ce système accorde une large place aux combos, d'autant que le nombre d'attaques que peut réaliser un personnage dépend de l'arme (certaines offrent une attaque puissante, d’autres trois attaques plus faibles). Lorsque les personnages attaquent tous ensemble, une jauge en bas de l'écran allant de 0 à 100 se remplit et une fois le maximum atteint, l'un des personnages attaquant peut réaliser sa furie (même principe, un bouton pour déclencher la furie). Mais ce n'est pas tout car la jauge baisse de 20 mais conserve un seuil. Concrètement, elle va passer de 100 à 80 au terme de la première furie mais à ce moment, la furie se réalise et fait remonter la barre d'un certain nombre (ce nombre varie selon la furie du personnage). La jauge peut éventuellement repasser à 100, permettant à un autre personnage de réaliser une autre furie. Si cette furie fait repasser la jauge à 100, il est toujours possible d’enchaîner ! Ainsi si le joueur enchaîne bien (les bons personnages, au bon moment), il peut réaliser 4 furies de suite (d'autant que la puissance des furies est progressive). Evidemment, c’est très impressionnant d’autant que les effets visuels sont jolis. Il est possible de faire monter le compteur de Combo jusqu’à 100 Hit, pour l’anecdote.
    Plus on avance dans le jeu, plus on découvre de nouvelles subtilités, sous forme de nouvelles commandes ou de "petits trucs" que l'on n’avait pas vu plus tôt. Ainsi il est possible de réaliser des "Guard Crush" en enchaînant un adversaire en garde (« Guard Combo »), ce qui a pour effet de le mettre KO au prochain tour. De même une commande permet de contre-attaquer après une esquive (l'esquive est automatique mais le joueur doit avoir le bon réflexe pour le contre). Un menu permet également d'utiliser un objet ou de changer d'arme (toujours sympa de pouvoir le faire), pratique contre les dragons où des armes spécifiques comme la "Dragon Slayer" sont chaudement recommandées).
    A priori le système de Valkyrie Profile semble bourrin mais ses nombreuses subtilités le rendent vraiment exceptionnel. L'une est sans conteste le système de handicap. Après une furie (ou un sort), un personnage va devoir subir un moment d'inaction où il ne pourra rien faire d'autre qu'attaquer physiquement. Le nombre de tour de handicap se manifeste à l'écran sous la forme de petites pastilles. En enchaînant les ennemis, les ennemis vont lâcher des petites boules roses qui vont annuler les pastilles de handicap, et permettre ainsi à un personnage d’utiliser de nouveau une furie.
    Couplé à un système d'item excellent (on peut créer ses propres armes divines), on obtient vraiment des combats géniaux, d'autant que l'échelle des dégâts est bien plus élevées que dans les RPG concurrents (on peut atteindre les six chiffres de dégâts). La maîtrise des combats passe par un équipement adapté, plus que dans les autres jeux, puisque le nombre d'attaques que peut réaliser un personnage en un tour dépend directement de l'arme. C’est un facteur essentiel car le nombre d'attaque est la condition pour enchaîner et réaliser des furies. Il n'est pas toujours judicieux de choisir une arme qui touche trois fois au lieu d'une par exemple. Le joueur doit enchaîner les boutons (donc les attaques) dans le bon ordre pour faire monter la jauge de furie (certaines successions de coups ne s’enchaînent pas).
    Enfin, dernière chose à prendre en compte, la position. Un personnage peut être rendu inaccessible aux attaques physiques, généralement le magicien que l'on place à l'arrière mais rien n'interdit de jouer avec deux magiciens, d’autant que les sorts amplifiés sont surpuissants. Voilà l’exemple parfait d’un système de combat simple à prendre en main, défoulant et finalement assez riche. Son seul défaut est d’être assez répétitif, mais les combats de longue haleine sont un régal et puis les effets visuels sont impressionnants. Valkyrie Profile est peut-être le jeu qui mixe le mieux tour par tour et combat en temps réel. Une qualité de plus, pour un jeu déjà bien costaud.
    J’en profite ici pour caser le système de création d’objets, en rapport avec les combats. Au terme d’une « Sacred Phase », Lenneth reçoit un certain de points (« Materialize Point ») selon sa performance. Ses points lui permettent de fabriquer des armes, des protections et des objets pour ses guerriers. L’opération inverse est possible, c’est-à-dire transformer un objet en « Materialize Point ». Voilà une manière exemplaire de s’affranchir des classiques armureries et autres boutiques. L’autre manière d’obtenir des armes/objets est également très intelligente : au terme d’un donjon, des coffres sacrées contenant des Artefacts apparaissent. Seulement attention, tous les artefacts sont la propriété d’Odin ! A chaque fois que Lenneth ouvre un coffre, elle a le choix de rendre cet artefact à Odin (elle est compensée avec de l’expérience) ou de le garder pour elle (au risque de s’attirer les foudres des instances supérieures). Il est assez stupéfiant de constater jusqu’à quel point Valkyrie Profile est évolué, chaque point du jeu a fait l’objet d’un soin particulier et l’ensemble offre un côté gestion très plaisant.



    Conclusion
    Valkyrie Profile est une merveille. On peut lui trouver des défauts, comme des écarts parfois violents avec la mythologie (les Ases et les Vanes ne sont pas du tout opposés, ce conflit concerne les dieux et les géants, le jeu comporte certaines erreurs moins flagrantes mais celle-ci est difficilement pardonnable), des combats un tantinet répétitifs et une certaine complexité (même si les tutoriaux sont très bien faits). Mais rien, aucune critique ne saurait remettre en cause son ingéniosité, la profondeur et la réflexion dont ses systèmes font l’objet. Transformer le RPG classique pour en faire un jeu ouvert, très bien pensé avec une qualité d’une insolente constante, cela tient presque du génie. Et même si Valkyrie Profile ne va pas jusqu’au bout de ces idées, la tentative de rompre avec les schémas classiques du RPG est louable.

    Valkyrie Profile est un passage obligé pour qui se dit fan de RPG, un jeu culte dans toute sa splendeur, qui n’a malheureusement jamais été importé en France (un scandale vu la qualité du titre). Un grand bravo à tri-Ace pour avoir réalisé un jeu si abouti. A mon sens, Valkyrie Profile détient toujours certaines palmes, comme les titres du RPG avec les meilleurs systèmes, du plus original dans son concept et du plus dramatique. Je suis peut-être trop enthousiaste avec ce jeu, mais c’est un véritable régal en matière de systèmes et de situations dramatiques. Valkyrie Profile est mon RPG favori, en compagnie de Final Fantasy VI et de Chrono Trigger.


    Les points forts
    - Le système de combat, dynamique et bien pensé
    - La direction artistique
    - Les phases de donjons
    - Les personnages et leurs histoires, d'une rare tristesse - Les musiques et l'ambiance sonore
    - La mythologie nordique, sa richesse et son utilisation dans ce titre

    Les points faibles
    - Combats un peu répétitifs
    Dernière modification de Crevette55, 15/08/2008 à 17h25

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  3. #2
    Wheel of fortune Empereur Avatar de Asphodelus
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    Re : [PS1] Valkyrie Profile

    Change l'image de présentation pour ce jeu, tu as mis Silmeria à la palce de Lenneth! Sacrilège! Enfin bref, tu as oublié de parler de la réedition PSP sortie en Europe qui comporte des cinématiques en 3D sublimes.

    Enfin bref, j'adhère à ces avis, hormis le fait que tu aies oublié l'inutilité du Seraphic Gate, donjon optionnel. (Iseria Queen? Un challenge? Mais oui, Auto Item et Guts disent autre chose, et l'angel slayer également.)


  4. #3
    Maitre Avatar de Crevette55
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    Re : [PS1] Valkyrie Profile

    Sacrilège *_*

    Pour la PSP rejoind la fiche de Rayerth, j'ai eu l'occasion d'y jouer rapidement...
    /forums/rpg-role-playing-game/417-valkyrie-profile-lenneth.html

  5. #4
    Seigneur Avatar de Darkill
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    Re : [PS1] Valkyrie Profile

    Dans la vie d’un gamer, il y a toujours un jeu qui nous marque plus que les autres. Un jeu dont on a du mal à se séparer, qu’on garde au chaud dans un coin et auquel on repense de temps en temps en se disant qu’on a vraiment pris son pied en y jouant.
    Pour ma part, c’est Valkyrie Profile. Ce jeu est un RPG développé par Tri-Ace, société qui bosse pour l’éditeur très connu Square Enix. Hormis Valkyrie Profile, cette boite de développeur est reconnue pour être les créateurs de la saga des Star Océan. Attention donc, on n’a pas affaire à trois polonais qui codent dans la cave de leurs parents.
    Ce jeu est sorti pour la première fois sur PS1 en 1999. Depuis il a eu une suite sur PS2, intitulée Valkyrie Profile 2 : Silmeria et une réédition du premier opus sur la console portable de Sony, la PSP. A l’époque de sa sortie, il a marqué les esprits des gamers par ses graphismes somptueux, son gameplay novateur, son scénario original et surtout sa difficulté hors norme.

    Commençons par un peu de mythologie nordique
    On le sait depuis longtemps, surtout les fans de RPG, les japonais raffolent de la mythologie nordique. On retrouve, que ce soit aussi bien dans les mangas/animés que les jeux vidéo, toujours les même termes tels que Ragnarok, Fenrir (sorte de chien loup), Yggdrasil, Odin (invocation dans de multiples RPG), etc… Alors pour ceux que ça pourrait bien intéresser, voici la petite histoire des dieux nordique.
    Il faut déjà savoir que dans la mythologie nordique, le “monde” est en fait composé de neuf mondes distincts. Dans notre cas, nous nous intéresserons aux principaux. Je suis pas là pour tout vous raconter, ça prendrait des heures.
    Les principaux mondes sont donc : Midgard, la terre des hommes, Asgard, la terre des Dieux et Nibelheim, la terre des morts.



    On retrouve déjà deux termes utilisés dans Final Fantasy VII, et je sais qu’il y a des fans qui lisent ses lignes. Bref, ces mondes sont reliés entre eux par Yggdrasil, l’arbre monde. On le retrouve dans divers jeux comme Tales of Symphonia sur GameCube et même dans Warcraft.


    Midgard en soit n’est pas très folichon, c’est la terre que nous connaissons tous. Intéressons nous plutôt à Asgard et aux Dieux. Dans Valkyrie Profile, on ne connait d’Asgard que le Valhalla, aussi appelé le paradis du guerrier. Pour tout rôliste qui se respecte, on sait que notre cher barbare/guerrier veut mourir au combat pour aller au Valhalla. Pour la petite histoire, et c’est très important pour ce qui va suivre, un guerrier tombé au combat se transforme en Einherjar (esprits des guerriers d’exception morts bravement au combat) qui est ensuite recueilli par une valkyrie pour l’emmener au Valhalla. Et quand on sait ce qui les attend là-bas on comprend pourquoi ils tiennent tant à y aller. La Mythologie raconte qu’au paradis des guerriers, on se fout sur la gueule dans la joie et la bonne humeur en picolant comme des ânes. Sympa non ? Autre point important, le Valhalla est dirigé par Odin, dieu de la guerre. Celui ci est escorté par Freyja, déesse de l’amour, de la beauté, de la terre et de la fertilité. Dans Valkyrie Profile, on rencontre aussi un troisième dieu, Loki. Ce dieu est très particulier, on sait pas trop son rôle à Asgard. On sait juste que c’est Odin qui l’y a fait rentrer et qu’il a un fils loup du nom de Fenrir.

    Il reste quelques petits points à aborder avant d’embrayer sur le jeu en lui même : les Einherjars arrivés au paradis ne sont pas là pour faire jolis, ils sont là pour préparer Ragnarok, la bataille de la fin du monde où nos chers guerriers vont devoir combattre les armées du méchant Surt qui veut détruire Asgard et peut être même l’Univers.

    Toutes ces histoires soulèvent des questions comme : un Einherjar qui meurt pendant Ragnarok, il devient quoi ? un Einherjar d’Einherjar ? Loki finira-t-il en hopital psychiatrique pour zoophilie ? si vous connaissez les réponses, faites les moi parvenir. En attendant, l’aventure nous appelle.

    Lenneth : Valkyrie en CDD



    Je m’en vais vous conter l’histoire de Lenneth. Tout d’abord, qui est cette Lenneth me direz vous !? Il ne s’agit ni plus ni moins d’une des trois sœurs valkyrie et l’héroïne du jeu. Si j’en ai pas parlé dans la partie mythologie, c’est qu’il s’agit d’une pure invention des scénaristes. Donc, trois soeurs, l’ainée, Hrist, la cadette, Silmeria, et la benjamine, Lenneth. On commence notre aventure par un magnifique générique mettant en scène Lenneth, convoquée par Odin. Elle se présente devant son dieu et Freyja et apprend une bien triste nouvelle, Ragnarok est pour bientôt, les armées de Surt sont déjà en route. Oula, ça commence bien cette histoire… Odin vous ordonne d’aller sur Midgard chercher de nouveaux Einherjars qui viendront grossir les rangs d’Asgard et de vous magner le fion parce que ça urge. On assiste à la libération des pouvoirs de Lenneth qui revêtit son armure et part en compagnie de Freyja sur Midgard. Ne croyez qu’elle va rester avec vous bien longtemps, elle ne sert que de tutoriels. Elle vous fait découvrir votre pouvoir principal, celui d’entendre les âmes des guerriers à l’agonie. Et d’ailleurs, vous en entendez une au loin au milieu de pleurs, de sanglots et de cris de désespoirs. On se retrouve à survoler Midgard à la recherche de l’âme que vous venez d’entendre. Une fois retrouvée, le jeu laisse place à une cinématique de plus de 20 minutes vous expliquant la fin tragique d’un guerrier. Celui ci s’appelle Arngrim et est un des meilleurs mercenaires du royaume.


    On découvre sa vie de tous les jours, qu’il s’occupe de son frère, qu’il ne supporte pas son roi et il n’hésite pas à lui coller la honte devant tous ses potes mercenaires. Et un jour, il se retrouve dans une mission de seconde zone avec un petit mercenaire nommé Badrach (”Bad Luck” mal traduit du japonais) à convoyer un colis entre deux villes. L’histoire tourne très mal et on comprend que derrière ce convoi se cachait une terrible machination qu’Arngrim va déjouer. Mais il y a un hic, il se retrouve confronté à de très hauts responsables du royaume. Et pour s’échapper, ce couillon – je vois pas d’autre mot – n’a rien trouvé de mieux que de se suicider. C’est à ce moment que Valkyrie arrive avec Freyja pour récupérer l’esprit d’Arngrim. Maintenant, je vais vous expliquer pourquoi je l’ai traité de “couillon”. Vous vous rappelez dans la première partie dans je parlais des guerriers héroïques qui vont au Valhalla ? Et ben lui, son suicide n’ayant aucune bravoure, il est interdit de Valhalla. Cependant, c’est un très grand guerrier, ce serait dommage de le laisser aller à Nibelheim. Lenneth décide de la prendre avec elle pour qu’il lui file un coup de main de temps à autre. Par la même occasion, Lenneth récupère l’esprit d’une jeune fille douée en magie, mais ce serait trop long de tout expliquer.

    Il faut savoir que la récupération des Einherjars n’est pas sa seule tâche sur Midgard, il y a des démons qui rodent dans les ténèbres et c’est aussi son rôle de les exterminer. Et donc, juste après qu’Arngrim et Jelanda (la jeune magicienne) aient rejoint vos rangs, c’est parti pour une virée dans un donjon maléfique. C’est alors que le vrai jeu commence.

    28 périodes chrono : attention, jeu difficile !



    Comme dit précédemment, Freya vous donne un dernier coup de main pour nettoyer le donjon et retourne à Asgard. Avant de partir, elle vous explique comment le jeu va se dérouler : le jeu est composé de huit chapitres et chaque chapitre dure un certain nombre de périodes (ça varie suivant le niveau de difficulté). C’est à dire que le jeu est en temps limité. Imaginez que lorsque vous commencez un Final Fantasy, on vous dise “au bout de trente heures, quoi tu fasses, le combat contre le boss de fin commencera”. Bim, ça jette un froid et ça laisse présager sur la difficulté générale du jeu. Parce que je sais pas si vous vous en rendez compte mais dans ce jeu, pas question de vous dire “allez hop, je vais faire du level tranquillou dans un coin”. Il vous faudra calculer vos déplacements à l’avance et faire gaffe à l’xp que vous gagnez. Et oui, c’est dur, et c’est ce qui fait son charme.
    Le fait que le temps soit limité n’est pas la seule caractéristique de ce jeu. Il vous faudra jouer avec un autre facteur, la confiance qu’Odin vous accorde. Il s’agit d’une valeur allant de 0 à 100 que l’on retrouve dans le menu. Alors que 100 signifie qu’Odin vous accorde une confiance absolue, 0 signifie que vous allez prendre très cher. Si jamais vous atteignez cette valeur, Odin vert de rage vous enverra Freyja vous engueuler et vous ramener par la peau du cul au Valhalla.



    C’est le game over assuré. Cette fin est appelée la fin C. Ca laisse percevoir une fin B et une fin A. J’expliquerai ces fins par la suite. Donc, pour en revenir à cette confiance, je vais vous expliquer deux aspects très importants du jeu : l’envoi des Einherjars au Valhalla et la récupération des artefacts divins.

    Comme dit plus haut, les deux tâches de Lenneth sont d’envoyer des Einherjars au Valhalla et de nettoyer Midgard des démons qui y habitent. Au début de chaque période, Freyja vous contacte pour faire un point sur la guerre entre Odin et Surt. Elle en profite pour vous dire ce qu’elle souhaiterait que vous envoyiez comme guerrier. Il va falloir piocher dans vos Einherjars celui qui correspond le mieux à sa demande. L’envoi d’un personnage signifie une perte dans vos rangs et des fois, vous serez amené à envoyer un très bon guerrier de haut niveau pour le remplacer par un autre de niveau inférieur. Et comme vous ne pouvez pas trop vous permettre de faire de l’xp, ça devient encore plus difficile. Vous pouvez très bien garder vos Einherjars pour vous et envoyer chier Frejya. Dans ce cas, c’est votre indice de confiance qui va en prendre un coup.



    La cerise sur le gâteau vient de la gestion des artefacts divins. Lors du nettoyage des donjons, une fois le boss tué, celui ci vous laisse des coffres contenant des artefacts divins, c’est à dire appartenant à Odin. Lors de l’ouverture du coffre, vous ne voyez d’afficher que le nom de l’artefact et la question “envoyer à Odin ? oui/non”. Je pense que vous avez compris, dire non vous amputera votre indice de confiance tandis que l’envoyer vous séparera d’un objet de valeur. Il faut savoir que les artefacts ne sont pas toujours des objets intéressants. Certains ne valent strictement rien et d’autres sont très très importants (genre emerald necklace qui vous donne 100 points de compétence en plus à chaque monté de niveau). Quand vous ouvrez le coffre, vous ne connaissez rien des caractéristiques de l’artefact. Mon petit truc a moi, c’est de tuer le boss, d’aller sauvegarder, revenir ouvrir tous les coffres voir à quoi on a affaire, recharger ma partie et ouvrir que les coffres intéressants. Dernier petit truc sur les artefacts, certains artefacts n’ont aucune utilité au premier abord, mais vous pourrez les transmuter pour les transformer en arme surpuissante (exemple du Unicorm horn qui se transmute en bâton de mage surpuissant). C’est le petit coté fouine du jeu.

    Quoi ? vous vous enfuyez déjà ! Attendez, j’ai pas fini. Je m’en vais vous raconter la gestion du “fric”. Dans Valkyrie Profile, on parle pas argent. Ici, tout se joue sur des MP, materialization points. Ils vous permettent de matérialiser des pièces d’équipement. Par contre, ces points ne sont pas laissés par les monstres à la fin des combat. C’est Odin qui vous les donne. On en revient à notre histoire d’indice de confiance : plus celui ci est élevé, plus Odin vous donnera “d’argent” pour vous payer ce qu’il vous plait. Et si l’indice est très haut, il vous donnera même avec des artéfacts divins.
    Et comme si ce n’était pas assez difficile en soit, sachez que de manière aléatoire, apparaissent des donjons nommés “Cave of Oblivion”. Les monstres à l’intérieur sont eux aussi aléatoires et ils arrivent qu’au niveau 10 vous rencontriez des bestioles de niveau 60. Et si vous perdez, vous êtes éjecté du donjon en perdant deux périodes. Le bonheur !

    Come to me dark warriors, battle awaits us !
    Attaquons maintenant le gameplay du jeu. Les menus restent classiques : on retrouve nos différents persos avec leurs compétences, leur niveau, leurs équipements. Bref, la gestion de votre team est très proche des autres RPGs. Il y a uniquement un petit changement : dans le statut de Lenneth, on peut trouver le Seal Value. Ca pourrait parraitre anodin mais c’est en fait le point clé du jeu. J’y reviendrais.



    La richesse de Valkyrie Profile vient de son système de combat : 4 persos à l’écran, 4 boutons de la manette. Appuyer sur un bouton provoquera l’attaque du perso en question. Les combat se jouent au tour par tour. Vous pouvez choisir de faire attaquer un à un chacun de vos guerriers où les faire attaque tous en même temps. Aucune de ces solutions n’est la meilleure. Si on prend l’exemple d’Arngrim, il joue les gros bourrins et file un gros coups de late au monstre qui part en arrière. Du coup, vos collègues qui attaquent en même temps vont rater leur coup. De l’autre coté, attaquer chacun à son tour vous empêchera de réaliser des combos. Et justement, les combos sont très importants dans le déroulement dans combat .


    D’un part, un combo cassera les gardes des ennemis et les mettra dans le pâté pendant un tour, vous permettant de leur exploser la face au prochain tour. D’autre part, la réalisation de combos remplira une barre de combo en bas à gauche de l’écran. quand elle atteint la valeur de 100, vous verrez apparaitre à l’écran “Purify Weird Soul!!” avec les 4 boutons pendant un temps limité. En appuyant sur un bouton, le perso en question réalise son attaque ultime. Et si à la fin de l’attaque ultime, la barre de combo est remontée à 100, vous pourrez réaliser l’attaque ultime d’un autre perso. Et ainsi de suite jusqu’à ce que mort s’en suive.

    Happy A Ending !
    Parlons maintenant de la plus grosse difficulté du jeu, la fin A. Je vous avais déjà dit qu’il y avait trois fins en tout : C, B et A. Il faut savoir qu’en mode facile, il n’y a pas de fin A, qu’en mode normal, vous pouvez avoir la fin A mais ne pas pouvoir finir le jeu à 100%, et que seul le mode Difficile vous permettra d’avoir la fin A et finir à 100%.


    Jouer à un jeu difficile en mode difficile, c’est de la folie ? un peu. Premier gros point sur lequel bon nombre de vous vont hurler : il faut jouer avec le guide. Sacrilège ? je le crie haut et fort : NON. La fin A n’est pas atteignable sans un guide. Mais quand je dis ça, c’est pas que je suis trop nul pour m’en sortir, n’importe qui vous le dira, c’est purement impossible. Je suis sur que même un japonais psychotiques n’y arriverait pas. Perso, j’ai acheté le guide Bradygames en US, très complet et plein d’artworks. Pour ceux qui veulent pas débourser une thune, le guide www.celeri.net est très complet.
    B pour banale, la fin B est vraiment pas terrible. Se limiter à cette fin serait vraiment de gâchis. Elle est vraiment pas terrible, et quand on pense à tout se que l’on a du traverser pour en arriver là, c’est désolant.



    Heureusement, la fin A est là. Ne croyez pas que je vais vous la raconter quand même. Je vais juste vous dire comment la déclencher. vous vous souvenez du Seal Value, la valeur que l’on trouvait dans le statut de Lenneth ? tout se joue ici. Votre but est de pêter ce sceau. Le fait de le rompre provoquera une série d’évènements inattendus et des rencontres avec plusieurs personnages exceptionnels qui vous pousseront vers une fin magnifique. Vous rencontrerez Lezard, mage plutôt bizarre amoureux de Lenneth, et Brahms, seigneur des ténèbres qui semblent bien connaitre Lenneth et qui se sert de Silmeria, la grande soeur de Lenneth, congelée dans un bloc de glace comme presse papier.
    Avis aux joueurs qui aimeraient jouer à Valkyrie Profile 2 sur PS2. Le dénouement de ce jeu se basera sur la fin A du premier volet. C’est encore une raison de plus pour l’atteindre.

    Et en dessert, vous prendrez ?
    Voyons ce dont je n’ai pas encore parlé. Niveau graphismes, Valkyrie Profile est un jeu qui se joue en 2D. Les décors sont purement magnifiques et les animations très bien faites. On prend beaucoup de plaisir à faire les attaques ultimes juste pour regarder les effets spéciaux, même si le monstre est mort depuis 10min. Pour l’adaptation sur PSP, des cut scènes en 3D ont été rajoutées. Cela rajoute encore plus au charme du jeu.
    Au niveau du scénario comme dirait Renaud “ça sent la peur, ça pue la mort, j’aime bien cette ambiance. Pas vous ? ah bon!”. Les cinématiques sur les Einherjars que l’on récupère sont d’une grande tristesse et gorgées d’émotions, supportées par un fond musical qui rajoute encore plus de tristesse à l’ensemble. Amis dépressifs, n’approchez pas ! Par contre, amis stoïques, vous allez vous emmerdez dans les cut-scènes d’un quart d’heure.
    Et pour conclure, je dirais que ce jeu mérite son côté mythique. Si on arrive a faire abstraction de la difficulté, le jeu en vaut la chandelle. Le faire avec un guide a ses cotés est indispensable pour atteindre la fin A en hard. Pour pousser les gens à jouer en hard, les développeurs ont rajouté un donjon ultime appelé la Seraphic Gate que vous ne pourrez débloquer que dans ce mode.

    J’espère que vous avez compris amis lecteurs possesseurs de PSP, courrez vous l’acheter et finissez le en hard avec la fin A. Je vous jure que vous ne le regretterez pas.
    Dernière modification de Darkill, 18/09/2009 à 01h19


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