Sorti en 1987 sur nos terres, à l'occasion du débarquement de la NES, Super Mario Bros à certainement apporté une contribution inestimable a la réussite de cette dernière en Europe, et par conséquent, a l'essor du jeux-vidéo dans notre pays.
Un gameplay aux petits oignons...
SMB semble être, à priori, un banal jeu de plate-forme, surtout pour ceux qui ne l' auraient pas expérimenté en son temps. Le principe paraît banal : sauver la princesse Toadstool des griffes de Bowser, ennemi récurrent dans la série des Mario.
Néanmoins, ce serait ignorer le génie de Miyamoto et la patte Nintendo que de s'en tenir a une telle affirmation.
En effet, la spécificité de SMB, c'est son gameplay. Celui-ci est rigoureusement millimétré, mis en valeur par un level-desing non moins précis.
Ainsi, SMB est certainement l'un des premiers jeux où l'échec du joueur dans sa progression ne peut être due qu'a sa propre maladresse.
Le succès de ce jeu doit aussi a sa non-linéarité. SMB est composé de 8 stages, chacun composé de 4 niveaux. Le joueur non averti devra donc traverser 32 niveaux avant d' aller cramer le derrière de Bowser.
Heureusement, SMB est bourré de secrets, et il n'est nul besoin de passer une journée entière pour en voir la fin. En effet, certains passages secrets (warps zones) permettent d'avancer plus rapidement dans le jeu, si bien que les joueurs étaient obligés de s'échanger leurs astuces pour progresser plus rapidement. On peut donc affirmer que SMB est à l'émergence d' une véritable communauté de joueurs, bien avant l' apparition de la Toile. Et cet aspect communautaire n' est certainement pas étranger au succès de la NES en Europe. Rappelez-vous du club Nintendo...
L' univers de Miyamoto
Loin de moi est l' idée de vouloir être exhaustif sur ce jeu, mais abordons tout de même, si vous le voulez bien, l'univers de SMB.
Miyamoto a développé pour SMB un univers pour le moins atypique. Mario étant un plombier (polonais ?), les niveaux de SMB sont truffés de tuyaux dans lesquels le plombier moustachu peut s'introduire pour accéder a certaines parties du jeu, généralement truffées de bonus (pièces d'or). La linéarité du soft s' en trouve ingénieusement brisée.
Les ennemis du héros en salopette sont généralement des champignons ou des fleurs carnivores. De là à conclure que Miyamoto est un consommateur de champignons hallucinogènes, et de plantes...euh..."interdites", il n' y a qu' un pas. (mince, j' ai oublié de parler des tortues Koopa...tant pis !)
Enfin, les musiques intemporelles de Kondo résonnent encore dans ma tête, presque 20 ans après ma première partie.
![]()
![]()
Pour finir une vidéo du jeu fini en 5 minutes
J'ai pas du beaucoup joué au premier, j'ai dû commencer officiellement avec Mario Bros 3, une merveille!
Liens sociaux